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France: Women call out sexism and lesbophobia in the LGBTI movement

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Eight women are calling for an end to sexism in the LGBT community

“We are women, committed, committed to the rights, freedoms and visibility of LGBT +, especially women and lesbians, in France and Europe. For some of us, we are or have been the first women Presidents and / or spokespersons, activists involved in LGBT + organizations.We wish by this tribune to share a flush. Fed up with the ordinary sexism and misogyny of the LGBT community, as much as in our society in general. To be a woman in the LGBT community is to be faced with a double sentence. Far from us the idea of prioritizing minorities, but it is clear that our dual discrimination, woman and homosexual, does not really seem to be integrated by a number of gays, despite some speeches facade!

Women excluded from decisions
In our struggle for the rights of LGBT people, there is now a need to defend our rights as women within our community.

Refused by a physio because “too feminine” (sic), resignation of members “not wanting to be led by a woman” (re sic), bullying, speech cut, gritty jokes, we all witnessed or experienced breathtaking scenes reminding us that beyond being gay, you are men first and foremost.

As women emancipate themselves, the world seems to be aware and the extent of the phenomenon “me too”, the gay community has not, as a whole, questioned the virilist behaviors of machismo and greed power and recognition. In this sense it reproduces the conscious or unconscious behaviors of its heterosexual counterparts. It is a combination of self-esteem and endogamy, with gay activists finding themselves in their leisure and outing areas, sometimes after our meetings as well, which maintains a male fraternity, effectively excluding women from many decisions. .

Lesbians are not your enemies
Gentlemen, do not be fooled by fights, lesbians are not your enemies. Know how to make room, and for that know to even stay in your place.

For example, we are thinking of the debate on extending the PMA to all women. How many lesbians, how many people, in the media, in political meetings and hearings to talk about our pregnancies, our bodies, our families? Very, very little!
How do you think you can speak, sometimes in a contradictory way, in place of the women concerned, whose aspirations may be different and only legitimate to bring all the nuances?

In general, how are too many gay people engaged in discussions, meetings, boards of directors of LGBT associations? By monopolizing speech, sometimes by repeating words spoken by women to rephrase them, under the approval of other gays present. Many reproduce the sexist behaviors, a legacy of the education received where the man is always valued and pushed forward by the family environment and the social environment.

This statement shared by the associations that fight against inequality between women and men and sexism is ours and must be yours, acting as the founders of #jamaissanselles have been able to do.

The issue of under-representation of lesbians in the governance of mixed LGBT + associations for a number of reasons must lead CAs to question the causes and how to respond to them. ”

Catherine MICHAUD – Catherine TRIPON – Aurélie NICOLAS – Marie-Claude PICARDAT – Emmanuelle CAMPO – Emilie DURET – Flora BOLTER – Aurore FOURSY

(Translated)
Huit femmes lancent un appel pour mettre fin au sexisme au sein de la communauté LGBT

 

Nous sommes des femmes, engagées, impliquées pour les droits, les libertés et la visibilité des LGBT+, particulièrement des femmes et des lesbiennes, en France et en Europe. Pour certaines d’entre nous, nous sommes ou avons été les premières femmes présidentes et/ou porte-paroles, militantes engagées au sein d’organismes LGBT+.

Nous souhaitons par cette tribune faire part d’un ras le bol. Le ras le bol du sexisme et de la misogynie ordinaires régnant dans le milieu LGBT, autant que dans notre société en général. Être une femme dans le milieu LGBT c’est être confrontée à une double peine. Loin de nous l’idée de hiérarchiser les minorités mais force est de constater que notre double discrimination, femme et homosexuelle, ne semble pas véritablement être intégrée par un certain nombre de gays, malgré quelques discours de façade !

Les femmes exclues des décisions
A notre combat pour les droits des personnes LGBT s’ajoute aujourd’hui le besoin de défendre nos droits comme femmes au sein même de notre communauté.

Refoulées par un physio car « trop féminines » (sic), démission d’adhérents « ne voulant pas être dirigés par une femme » (re sic), brimades, paroles coupées, blagues graveleuses, nous avons toutes assisté à ou vécu des scènes ahurissantes nous rappelant qu’au-delà d’être gays vous êtes des hommes avant tout.

Alors que les femmes s’émancipent, que le monde semble prendre conscience et la mesure du phénomène « me too », la communauté gay n’a pas, dans son ensemble, remis en question les comportements virilistes du machisme et de l’avidité du pouvoir et de reconnaissance. En ce sens elle reproduit les comportements conscients ou inconscients de ses homologues hétérosexuels. Cela se double d’un entre soi et d’une endogamie, les militants gays se retrouvant dans leurs espaces de loisirs et de sortie, parfois aussi après nos réunions, ce qui entretient une fraternité masculine, excluant de fait les femmes de nombres de décisions.

Les lesbiennes ne sont pas vos ennemies
Messieurs, ne vous trompez pas de combats, les lesbiennes ne sont pas vos ennemies. Sachez faire de la place, et pour cela sachez même rester à votre place.

Nous pensons par exemple au débat sur l’extension de la PMA à toutes les femmes. Combien de lesbiennes, combien de personnes concernées, dans les médias, dans des réunions et auditions politiques pour parler de nos grossesses, de nos corps, de nos familles ? Très, trop peu !
Comment pensez-vous pouvoir parler, parfois de manière contradictoire, à la place des femmes concernées, dont les aspirations peuvent être différentes et sont seules légitimes pour en apporter toutes les nuances ?

De manière générale comment se comportent trop de gays dans le cadre de discussions, réunions, conseils d’administration d’associations LGBT ? En monopolisant la parole, parfois en reprenant des propos énoncés par des femmes pour les reformuler, sous l’approbation d’autres gays présents. Beaucoup reproduisent les comportements sexistes, héritage de l’éducation reçue où l’homme est toujours valorisé et poussé en avant par l’entourage familial et l’environnement social.

Ce constat partagé par les associations qui luttent contre l’inégalité entre les femmes et les hommes et le sexisme est le nôtre et doit être le vôtre, en agissant comme les fondateurs de #jamaissanselles ont su le faire.

La question de la sous-représentation des lesbiennes dans la gouvernance des associations mixtes LGBT+ pour plusieurs raisons doit amener les CA à s’interroger sur les causes et la manière d’y répondre. »

Catherine MICHAUD – Catherine TRIPON – Aurélie NICOLAS – Marie-Claude PICARDAT – Emmanuelle CAMPO – Emilie DURET – Flora BOLTER – Aurore FOURSY

(original)